Ma sœur

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Ma sœur, elle est tout ce que tes yeux peuvent voir. Bien plus, elle est tout ce qui se cache derrière cette nature que tu ne soupçonnes pas.

Ma sœur, 
Elle mérite des proses à l’eau de rose
Des poésies à la senteur d’encens
Des mélodies qui ne tarissent point
Des sons raffinés des orchestres théâtrales
Aux silences matinaux quand ton cœur s’unit au spectacle des oiseaux en harmonie ;
Elle mérite des présents d’une reconnaissance en avalanche
De la tendresse qui transperce les réticences
Des délicatesses qui effleurent et qui restent
Elle mérite tout ça et bien plus
Elle mérite la fidélité
La loyauté.

Elle a un cœur à envier
Elle y taille une place pour tout le monde
Je l’ai vue dénicher un coin dans ses cicatrices
Recoudre ses morceaux déchirés pour abriter les âmes en détresse
Réparer ses portes en débris pour pardonner et les ouvrir à l’amour.

Elle a une tête à admirer
Une sagesse qui tire des leçons du passé pour tisser l’avenir
Des principes qui reflètent une circonspection docile et ferme
Des yeux qui voient le meilleur
Des oreilles qui écoutent le conseil de ceux qui savent,
Elle a des paroles en topaze et turquoise
Et l’astérisme de son rire illuminerait les abysses les plus sombres.

Elle a des mains qui s’affermissent quand la vie s’endurcit 
Et qui s’adoucissent lorsqu’une caresse les effleure
Elles ont le pouvoir de bâtir des citadelles des cendres de tes batailles.

Ma sœur sait donner et reconstruire
En solo et en chœur
Patienter et encourager
En hiver et en averses
Créer et ranimer
En affliction et en désolation
Teinter de gaieté
Les humeurs acariâtres.

Ma sœur
Peindra des aurores
Quand tu te languis
Elle est la bénédiction qui délogera
Les déceptions que tes infortunes ont entassées
Elle est la force qui défie les tourments
Elle est l’ancre quand ta vigueur tombe en défaillance
La constance quand ton horloge se rouille et ta boussole perd le nord.

Ma sœur est
Plus que je ne peux déclamer
Plus qu’un passant ne peut découvrir
Elle est tout ce que tu ressens
Et même plus.

Ma sœur
Elle a osé te faire intendant de son cœur ; 
Alors, s’il te plaît
Ne sois pas la petite flamme
Qui réduit en cendres les jardins de cette reine.

Kaze

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