Il y a

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A jamais reconnaissante que mes actes manqués ne comptent pas nos liens

Il y a ce bond unique que le cœur fait
Quand elles rient,
Ce bond qui te rappelle tous ces triomphes
Arrachés à la vie grâce à leurs prières.

Il y a ce sourire que ton visage esquisse
Quand elles te parlent
Ce sourire que seules elles peuvent créer
Au carrefour des crises de repères.

Il y a ce sens de la famille
Qui embrasse les différences
Et taille les ressemblances,
Ce sens d’appartenance
Qui se réveille en toi
Quand il prononce les mots “ma fille”.

Il y a ces mots qui naissent 
Sur l’écriteau de nos âmes
Pour s’éteindre en soupirs au bord de nos lèvres 
Ces mots qui traduisent nos gaietés… nos souhaits
Et nos plus profondes confessions
Sur la trame de nos rêves endormis, freinés… inhibés.

Il y a ces paroles qui taisent nos plus grandes peurs
Pour braver les trêves et les fiertés 
Enchevêtrées dans une mosaïque
De scènes opaques 
Et de souvenirs translucides.

Il y a ces gestes d’humanité
Drapés sous les couleurs d’une vie 
Vécue en plusieurs,
Ces airs de sérénité
Sellés et semés sous les traces de mille vies
Sonnant à l’unisson, en une seule.

Il y a ces soirées arrosées d’étoiles et de joie,
Elles pincent l’aura macabre du désamour 
Au tableau de nos passés
Et gravent au marbre nos fous rires 
Sur le tracé vigoureux de nos crues d’amour.

Il y a cette complicité unique
Qui se transpose sur les rendez-vous manqués
Du destin et du Divin,
Ces joyeuses insouciances
Qui permutent les chamailleries 
Et la maturité le temps d’une vie.

Il y a ces histoires vécues en rêves,
Perpétuels voeux qui meurent
Au creux de nos secs gosiers,
Il y a ces années qui séparent nos âmes d’enfants
Pour les illuminer en âmes sœurs
Au soir de nos rencontres.

Il y a ces trajectoires qui se recroisent
Ces puzzles qui se rassemblent pour se ressembler
Ces chandelles enfouies sous hautes catacombes
Pour se rallumer au fioul de la foi.

Il y a ces torches humaines
Qui même au bord de l’extinction 
Redoublent d’éclat
Et marquent, telle une nébuleuse naissante,
Le firmament de mille et une existences
À jamais.

Il y a ces âmes nobles 
Qui percent nos plus hautes ambitions
À jour,
Et les gardent vivantes pour nous 
Jusqu’au prochain détour.

Il y a ces adieux 
Qui ne sont que le prologue
De fraîches retrouvailles
Il y a ces fins 
Qui ne sont que l’épilogue
D’un héritage de taille.

Il y a ces départs qui sont le prélude
De l’éternité… sous meilleurs cieux.

Et puis,
Il y a aussi 
Ces cœurs qui embrassent nos vides
Et embrasent nos passages à vide,
Des bouts d’âmes qui poussent
Nos plaies béantes vers la sortie.

Dushime

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